et de maintenir nos liens
 
Union de la Sommellerie Française
 
 
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Il y a des changements de trajectoire qui ont du bon. Début mars, quelques jours avant le confinement, les habitants de Settecani, petite commune du nord de l’Italie ont vu couler de leur robinet un pétillant Lambrusco. Une éphémère déviation dans les tuyaux de la coopérative locale a produit quelques minutes de joie et des photos insolites.
L’important lorsqu’il y a un changement abrupt, c’est la réaction. À Settecani, le problème a rapidement été résolu et tout est revenu à la normale.

Nous ne savons pas si (et quand) notre monde reviendra à la normale après la pandémie de Covid-19. Ce qui importe à présent, c’est la voie que nous allons suivre. N’y en a-t-il qu’une, qui coule de source ? Peut-on en choisir d’autres qui nous seront bénéfiques ? Bien des choses sont en suspens, pourtant nos connaissances circulent toujours, préparant l’avenir sans discontinuer.
 
 
Union de la Sommellerie française
 
 
S’il est une première leçon que nous pouvons tirer, dès à présent, de l’étrange période que nous vivons, c’est que nous ne sommes pas à l’arrêt. Nous, Sommeliers, nous sommes acteurs : acteurs de la salle, acteurs de la filière, acteurs du marché. Mais nous ne sommes pas réductibles aux lieux où nous exerçons. Nous sommes ailleurs, parfois là où on ne nous attend pas. Nous avons emprunté d’autres chemins.

Un peu partout, au sein de notre association, nous avons vu fleurir des initiatives pour inventer de nouvelles manières de transmettre notre savoir et notre passion. Nous avons continué à parler, à échanger, à partager. Les Instalives #Dégustezconfinés de l’UDSF, en partenariat avec Vin & Société, ont rencontré un véritable succès. Un grand merci à tous nos invités !

Notre association a une responsabilité : favoriser l’apprentissage des jeunes générations. Malgré la fermeture des établissements scolaires, nous ne pouvions pas arrêter cette transmission, indispensable pour répondre à la demande de nouveaux sommeliers. Je salue ici la détermination des Enseignants en Sommellerie à poursuivre la formation de leurs élèves. Ils ont agi pour que cette année singulière ait du sens. Ils ont mobilisé des ressources innovantes et ont su maintenir le lien. Bravo, également, aux élèves qui font preuve d’application et de persévérance. Ce goût de l’effort vous sera un atout tout au long de votre vie professionnelle.

Notre vie associative s’est poursuivie, à distance, avec efficacité : réunions des différentes commissions, visio-conférences avec les Présidents Régionaux et le Bureau national. Nous réfléchissons à l’avenir, à l’évolution de notre profession et de nos fonctions, à notre capacité d’adaptation. Si 2020 est encore plein d’incertitudes, nous avons une direction pour 2022 : le concours du Meilleur Sommelier du Monde. Nous aurons là une formidable opportunité de faire rayonner la Sommellerie Française !
 
Philippe Faure-Brac
Président de la Sommellerie Française
 
 
Union de la Sommellerie française
 
 
Le 16 mars, lorsque le confinement de l’ensemble de la population devient effectif, c’est une interruption brutale et sans perspective, pour l’ensemble des élèves en Mention Complémentaire Sommellerie. Ceux qui étaient en formation initiale avaient achevé leur cursus scolaire et devaient partir en stage. Les élèves en apprentissage étaient à la veille de leurs examens blancs, premier test grandeur nature destiné à évaluer leur niveau. Ils avaient étudié les trois-quarts du programme. Tous devaient passer leur examen en juin.
Comme l’explique Olivier Chéreau, Responsable de la Mention Sommellerie du CFA de Groisy et Vice-Président Savoie de l'Association des Sommeliers Savoie Alpes Bugey : « Le coup a été rude, car le stage de fin d’année est une récompense pour ces étudiants. C’est une période de mise en pratique de tout ce qu’ils ont pu apprendre. La frustration était énorme. Pour nos étudiants en apprentissage, la rotation entre cours et entreprise a été stoppée net, avec une perte de revenus significative pour certains. »
L’enjeu identifié immédiatement par les enseignants de la MC Sommellerie est de maintenir l’intérêt de leurs étudiants, de valoriser un travail continu en partageant des valeurs fondamentales : le goût de l’effort et l’assiduité. « Mon cheval de bataille, après le début du confinement, a été : Que faire aujourd’hui ? Comment rebondir ? indique Olivier Chéreau. J’ai donc proposé des vidéos en ligne à partir de début avril, (en partenariat avec tous les Lycées Hôteliers Auvergne – Rhône- Alpes) en sollicitant les sommeliers « icônes » et reconnus, qui étaient désormais disponibles. Pour la première vidéo, nous avons pu compter sur la présence de Philippe Faure-Brac, puis nous avons eu, entre autres, Pascaline Lepeltier, Paz Levinson, Julia Scavo, Pier-Alexis Soulière, Fabien Etienne, Carlos Simoes, Antoine Vida, Xavier Thuizat, Bertrand Bijasson ou Manuel Peyrondet. »
 
 
Chaque vidéo est conçue comme une conférence, d’une durée comprise entre deux et trois heures, diffusée aux heures habituelles de cours. L’idée est d’aborder des sujets variés en interaction avec les étudiants, avec des interventions d’une très grande qualité, comme le constate rétrospectivement Olivier Chéreau. « Dans ce que nous transmettons aux élèves, les connaissances sont essentielles, mais elles s’acquièrent progressivement. Il faut de la confiance entre enseignants et élèves pour que cet apprentissage se fasse, nous devons leur proposer des modèles à suivre pour qu’ils puissent avancer. En période de crise, la distance imposée par le confinement peut favoriser l’éloignement et le décrochage des élèves, d’autant qu’une partie des élèves s’est retrouvée en vacances scolaires pendant le confinement. Il fallait renouveler l’envie et l’intérêt de poursuivre des efforts, en restant ouvert. Leur communiquer de l’inspiration et surtout une ouverture d’esprit. » Rapidement, Olivier Chéreau met ses vidéos à disposition de l’ensemble des Lycées Hôteliers, afin d’en faire bénéficier le plus grand nombre. En live, elles atteignent une moyenne de 150 spectateurs, auxquels s’ajoutent les vues en replay. « Découvrir la richesse du métier, la diversité des personnalités cela ouvre des voies, cela incite à comprendre quel sommelier on peut devenir selon sa sensibilité. J’incite mes étudiants à jouer leur propre partition, être soi-même avant tout, à emmener leurs futurs clients dans une histoire et faire de cette histoire un moment unique et personnel. La vibration sensorielle par le lâcher prise personnel. Pour cela je leur dis, soyez vivant, soyez vibrant ! » conclut Olivier Chéreau.
 
 
Donner du sens au travail accompli. C’est également ce qui a animé la décision de Philippe Subira, Président de l’Association des Sommeliers Sud-Ouest Occitanie et des organisateurs du Concours du Meilleur Elève Sommelier des Terroirs du Sud-Ouest qui ont fait le choix de maintenir l’édition 2020. « Il était important de mener une action concrète pour les jeunes, de la faire aboutir pour que le travail de cette année conserve tout son sens. Nous avons recentré la 34 édition du Concours sur la catégorie des élèves de Mention Complémentaire Sommellerie, car élèves et formateurs avaient énormément travaillé. »
Distanciation physique oblige, l'Association des sommeliers UDSF Sud-Ouest Occitanie et l'Interprofession des vins du Sud-Ouest (IVSO) ont adapté les épreuves afin qu’elles se tiennent en ligne. Lundi 6 avril, les 23 candidats issus de 14 centres de formation français ont ainsi pu participer, le matin depuis leur domicile, aux trois épreuves imposées : un questionnaire, une épreuve de correction de carte des vins, un exercice d'accords mets et vins régionaux.
Clément Calvel (Lycée Hôtelier de Talence), Maëva Pelissier (Lycée Hôtelier de Toulouse) et Marie Wodecki (CFA de Groisy), les trois finalistes, se sont retrouvés l’après-midi pour une finale en audio-conférence, via l’application Zoom. L’ultime épreuve d’accords mets et vins a permis au jury de départager les finalistes et de récompenser Marie Wodecki.
 
 
Marie Wodecki - @chateaugassier
 
« Le Trophée du Meilleur Elève Sommelier est le seul concours à avoir été maintenu durant le confinement, souligne Philippe Subira. Il était essentiel de donner un aboutissement aux efforts des élèves, de les accompagner jusqu’au bout en adaptant nos épreuves par rapport au numérique. Les 23 candidats sont tous gagnants. D’abord parce qu’ils ont accepté de participer au concours avec ce format inédit et puis parce qu’ils ont vécu une expérience différente : la dégustation à distance qui va certainement se développer. »
Saluons ici la performance de Marie Wodecki qui a également remporté la Deuxième édition du Challenge Château Gassier en Provence, avec des épreuves organisées par l'Association sommeliers formateurs et l'Association des Sommeliers Alpes Marseille Provence.
 
 
 
En ce début de déconfinement, Benjamin Roffet, Directeur de la Sommellerie au Jules Verne et candidat pour la France au titre de Meilleur Sommelier d’Europe, n’a pas décroché. Il a simplement revu son programme de révisions pour se concentrer essentiellement sur la théorie. « Le confinement est une période particulière, j’ai plus de temps que d’habitude, c’est le côté positif. Mais tous les candidats auront bénéficié de ce temps particulier. Comme je ne peux pas pour l’instant visiter les vignobles, j’ai décidé d’accélérer sur la théorie, les cartes des vignobles, les cépages, etc. » Parallèlement, avec l’aide de sa compagne et du système Coravin, il s’entraîne pour l’épreuve de dégustation à l’aveugle. « Je travaille mes gammes sur une vingtaine de cépages rouges et une vingtaine de cépages blancs, car j’ai pu récupérer une soixantaine de bouteilles à mon domicile. Je goûte et je re-goûte avec plusieurs jours de décalage pour conforter mes sensations et ma mémoire. »
 
 
 
 
Tony Lécuroux
 
 
Soixante-quatorze candidats, venus du monde entier, se sont présentés à la certification ASI 2020. Parmi les cinquante-deux lauréats de cette promotion, le Major est Français. Tony Lécuroux obtient le niveau « OR Excellence ».
A 24 ans, Tony Lécuroux a déjà officié au Marcus Wareing à Berkley – Londres, puis au ** Michelin Moor Hall ** à Ormskirk Liverpool, comme assistant Chef Sommelier et remporté le Ruinart Sommelier Challenge en Angleterre, en 2018. Depuis le 1er avril, il a rejoint Les Alexandrins, à Tain L’Hermitage, un domaine propriété de la famille Perrin, où il s’initie à différents aspects du métier de la vigne sur les appellations Saint-Joseph et Crozes-Hermitage.
 
 
Depuis sa mise en ligne le 1er avril 2020, le film documentaire « Sensations », réalisé par Florent Martin et Florent Aceto a totalisé plus de 17.700 vues sur la chaîne You Tube de notre association !
Vous y retrouverez également tous les Instalives #Dégustezconfinés, ainsi que les interventions de nos Présidents de Région.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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